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Littératures | NON c’est NON

samedi 17 mai 2008, par Jacky Siret

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Il ne faut jamais revenir, Au temps caché des souvenirs, Du temps béni de son enfance, Car parmi tous les souvenirs, Ceux de l’enfance sont les pires….. Nous chantait Barbara dans les années 70/80. Comme elle avait raison.


Barbara "Mon enfance"
envoyé par franck-ricotta

Il ne faut jamais revenir. Ben oui, seulement voilà, j’y suis revenu, j’y ai même plongé. A tort, et je m’explique. Les « Chroniques de San Francisco » de Armistead Maupin. Parution du premier tome en 1994. Chaque année un nouveau volet, roman à part entière, nouveau volet où nous retrouvions avec joie chacun des protagonistes. Mona, une lesbienne dont le père est … Madame Madrigal, magnifique portrait d’une transsexuelle, Brian jeune hétéro avocat devenu serveur dans un bar par choix, Michael appelé Mouse l’homo séropo, et puis Mary Ann nunuche tout juste arrivée de son Cleveland natal, Mary Ann simple dactylo qui deviendra star de la télé…. Tout ce petit monde vivant en colocation au 28 Barbary Lane.

J’ai lu les six tomes avec un réel bonheur. Chaque fois impatient de retrouver tout ce petit monde.

Alors 15 ans après, l’annonce de la parution du septième et dernier épisode, je ne pouvais pas le rater. Envie de savoir ce que sont devenus tous ces personnages tellement haut en couleur. La Déprime je vous dis.

Madame Madrigal a quatre-vingt berges et va mourir, Brian est près de la retraite et vit seul, Mouse (copié collé sur la vie de Maupin) est marié avec un garçon de vingt-cinq ans de moins que lui et se shoote au viagra, cette salope de Mary Ann, faut attendre la page 200 pour apprendre qu’elle s’est mariée à un riche industriel !!! La fête est finie. Des phrases d’une platitude, genre : "d’après mes calculs, elle a perdu trois portables au cours des deux dernières années" …

Les nouveaux personnages sont d’une fadeur affligeante. Où est l’insolence, la satyre, la ville euphorique et sans tabous du début ? Armistead Maupin vous nous avez offert des personnages fort attachants dans vos chroniques, mais n’est pas J. Kérouac ou Edmund White qui veut. Ce septième épisode est de trop.

Michael Tolliver est vivant, de Armistead Maupin , Édition de l’Olivier. 20 euros.

Jacky SIRET

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