POLYCHROMES

TOUTES LES CULTURES LGBT : ARTS VISUELS - PRATIQUES ARTISTIQUES - SPECTACLES VIVANTS - CHORALE - SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES - LITTERATURE - DECOUVERTE DU PATRIMOINE


LITTERATURE | Rencontre avec Alexandre Bergamini, auteur de Retourner l’infâme" et de "Cargo mélancolie"

samedi 18 octobre 2008, par Polychromes

Toutes les versions de cet article :

  • français

La librairie Masséna est heureuse de vous convier à une rencontre avec Alexandre Bergamini, à l’occasion de la parution de son nouveau roman Cargo mélancolie :

LE VENDREDI 24 OCTOBRE
A 19H30
A LA LIBRAIRIE MASSENA
55, rue Gioffredo
06000 Nice
tel : 04 93 80 90 16
www.librairiemassena.com

Alexandre Bergamini est né en 1968. Il vit et écrit dans le silence et la solitude. Comme Ibsen, il pense qu’écrire c’est prononcer une sentence contre soi-même. Cargo mélancolie, sorti en mars 2008 aux éditions Zulma est son dernier livre, un récit interne de voyage.
Il est actuellement en résidence d’écriture, avec l’aide du Centre National du Livre, au monastère de Saorge, pour le centenaire de la mort de Cesare Pavèse.

A cette occasion, retrouvez une interview de l’auteur, sur le site BOOJUM, l’animal littéraire et mon point de vue sur son premier roman Retourner l’infâme :

Voyage au bout de la nuit

Retourner l’infâme, premier roman d’Alexandre Bergamini, claque comme une provocation, à l’image de son titre, entraînant son lecteur dans une virée nocturne où excès, abandon et extases se succèdent à l’infini.

Le lieu de cette errance ne nous est pas inconnu, La chatte à deux têtes, merveilleux film de Jacques Nolot, ayant déjà poussé les portes d’un de ces cinémas de genre. De ceux où les spectateurs sont plus attirés par le corps assis dans la salle que par les tristes images projetées en boucle sur les écran.

Alexandre Bergamini y décrit le silencieux et ininterrompu balai des corps et des rencontres, rythmé par les cris monocordes des actrices dont on filme mal les chairs en gros plan. L’infâme s’installe dans ce décor, mais l’auteur nous impose, à la différence du réalisateur Nolot, un point de vue unique sur ces singuliers moments de plaisir.

Le narrateur, habitué des lieux en bon pratiquant, s’offre à tous, partout et dans tout sens. Aux toilettes, sur le balcon de ces vieilles salles à étage, sur des fauteuils maintes fois ensemencés et poisseux. Il plonge, sans aucune retenue, dans cette licencieuse pénombre avec une joyeuse délectation, multipliant les expériences de plaisirs. Totalement libre et heureux.

Ses partenaires, un vieil arabe, un jeune noir, des anonymes, corps désirables, venus chercher quelques instants de bonheur, offrent après de sauvages étreintes, une caresse ou une tendre étreinte à celui qui les a généreusement assouvis. La brutalité des rapports sexuels, que l’auteur dissèque dans les moindre détails, s’efface ensuite pour laisser la place à d’émouvants moments de douceur lors desquels les individus se trouvent plus proches que jamais. Sorte de double rencontre salvatrice. Mais attention, ici personne ne se protège et les pauvres âmes semblent se croire protégées par l’absence de lumière ou se savent déjà perdues.

Retourner l’infâme, par sa langue vive, directe et incisive, nous ouvre les portes d’un monde fascinant, que je vous invite à découvrir au plus vite.

Retourner l’infame, Alexandre Bergamini
Zulma, septembre 2005


RSS 2.0 [?]

Espace privé

Site réalisé avec SPIP
Squelettes GPL Lebanon 1.9