POLYCHROMES

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SHS-L| PROGRAMME DE RECHERCHE - COMMUNAUTE ET COOPERATION - Peut-on penser la notion de "communauté", les revendications des groupes minorisés et leurs portées morales, dans une anthropologie du partage et des formes coopératives d’échanges matériels et symboliques ?

dimanche 7 octobre 2007, par Julien Tardif

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La composante "recherche universitaire" du pôle SHS-L de POLYCHROMES, vous livre ici ces reflexions théoriques en cours dans un premier document de synthèse document qui sert de base et oriente l’analyse des travaux menés sur le terrain.

Une présentation du pôle et des terrains d’enquêtes en cours est disponible en cliquant sur l’onglet Sciences humaines et sociales & littérature à gauche, sur la page d’accueil du site POLYCHROMES.

***

Notre programme de recherche souhaite contribuer à l’élaboration d’une anthropologie morale appliquée aux questions LGBTI (Lesbienne Gay Bi Trans Intersexe) !

Objectif : revisiter la notion de communauté à partir de différents apports théoriques contemporains et des échanges interdisciplinaires (sciences cognitives, psychologie développementale, sociologie morale philosophie politique, analytique, pragmatisme...) autour des enjeux suivants (non exhaustif) :

- sur la spécificité de la catégorisation des êtres humains face à la catégorisation des objets naturels et l’hypothèse d’une réification (chosification-invisibilisation) des personnes humaines ;

- sur les débats autour des perspectives anti-utilitaristes en sciences sociales : les effets de la contagion du registre économique et juridique aux formes non strictement marchandes et-ou juridiques du lien social.

- sur l’importance de réhabiliter les connaissances et savoirs ordinaires et les investissements émotionnels pour la compréhension des formes de coordinations entre les acteurs sociaux ;

- sur la réhabilitation de la question morale en sociologie par l’investigation des formes de biens valorisés socialement et la non réduction de ces formes instituées du bien (plus largement du social) à un arbitraire toujours défavorable aux plus démunis (cf. sociologie de la domination)

- sur l’investigation de l’hypothèse d’un pluralisme de biens en tension selon les registres d’actions considérés (justice, égalité, responsabilité, autonomie, liberté, solidarité, respect, amour don de soi, interet...).

ces débats seront étayés à partir de travaux menés sur la question LGBTI (Lesbienne, Gay, Bi, trans, Intersexe) : enquêtes statistiques et par entretiens, conférences-débats... :


TEXTE D’ORIENTATION :

« Quels liens entre questions culturelles et militance associative LGBTI ... vers une éthique de l’individu concret et ordinaire »

Nous nous proposerons de travailler à la définition de la notion de « culture », peu couverte par les revendications LGBTI. Cette « culture » est-elle fixée uniquement par l’appartenance à un groupe défini par son orientation sexuelle et - ou un questionnement sur le genre ?

Quelles motivations poussent un militant se définissant comme LGBTI à l’ouverture aux thèmes non spécifiquement LGBT ?

De même, quelles motivations peuvent être à l’origine d’un engagement vers les problématiques LGBTI de la part d’une personne qui ne « s’identifie » pas à cette « culture » ?

Nous tenterons de répondre à ces questions en participant au développement des débats contemporains sur ce que nous appelons avec d’autres chercheurs « les éthiques de l’individu concret et ordinaire » [1]

en pensant les notions d’intérêts personnels ou collectifs, de différences, d’attachement à des appartenances et des relations dans le proche, aux bienfaits d’autres exigences que la justice (solidarité...), ou au souci d’être en demande de reconnaissance, de respect, de dignité, de visibilité…

Ce, afin de fonder de nouvelles perspectives socio-anthropologiques-psycho-affectives d’orientations non pas concurrentes mais complémentaires aux formes juridiques (concepts d’égalité et de droits formels) et à la représentation de l’individu abstrait qui y est rattachée.

Dans les formes concrètes de revendications sociales et politiques nous verrons ainsi comment les revendications que l’on nomme souvent "identitaires" plus que "culturelles", ont su trouver toutes leurs places face aux revendications purement économiques (logique d’intérêt) [2].

Le programme de recherche pour une « anthropologie morale de la communauté LGBTI » peut se décliner en quatre axes :

Axe 1 : quels ressorts communs pour les discriminations sociales ? Enquête sur la spécificité du traitement moral des personnes humaines face aux objets naturels

Quels liens peut-on établir entre les qualifications externes sexistes, racistes, sur l’orientation sexuelle, l’appartenance de genre, la santé, le handicap ? Qualifications dites externes, quand elles sont produites par les non-concernés ou ceux qui se considèrent comme tel. Partant alors d’une approche désormais « classique » en sociologie de la discrimination et de la déviance sociale qui analyse le phénomène moral, comme des effets de système et de domination de classes bienpensantes sur les autres plus démunies (la notion « d’entreprise morale » de H. Becker, celle « d’itinéraire moral » de Goffman) qui placent les minorités en situation de devoir se justifier, se cacher, d’éprouver de la honte ou de se sentir rejeté... [3] L’analyse des réactions par « effets de retour » (« looping effect » de I.Hacking) sur la qualification externe des minorités, nous amène à considérer l’importance du ressort moral de ces réactions entre personnes humaines comme une spécificité absente de la qualification des objets naturels (B.Conein) [4]

Axe 2 : que peut la sociologie morale et pragmatique pour l’étude des questions de Genre ?

se diriger vers une éthique de l’individu concret et ordinaire qui valorise les attachements communautaires et plus largement les attaches de proximité et la pluralité des formes de définition du "bien" et pas seulement du "juste".

cf la notion de "double pluralisme" de l’école de sociologie morale et pragmatique française : « Il ne s’agit plus là seulement d’un pluralisme des formes de justices, attentif à différentes manières de distribuer des biens particuliers (Walzer, 1997), mais clairement d’un pluralisme des formes d’engagement, soucieux de faire place à différentes manières d’attribuer une dignité aux personnes [...] l’élaboration d’une morale qui soit à même de faire place et valoriser des manières très différentes d’adresser autrui (comme porteur de droit, comme membre d’une communauté culturelle particulière et enfin comme personnalité singulière). » in Marc Breviglieri, Luca Pattaroni, Joan Stavo-Debauge, « quelques effets de l’idée de proximité sur la conduite et le devenir du travail social », In Revue suisse de sociologie, 29 (1), 2003, 141-157

Ouvrage cité : Michael Walzer, Sphères de justice. Une défense du pluralisme et de l’égalité, Paris, Seuil, 1997.

Axe 3 : revendications sociales & engagements associatifs : pour un pluralisme des formes d’investissements moraux dans l’action militante

La question des intérêts individuels éprouvés et recherchés plus ou moins consciemment à s’engager dans de tels mouvements associatifs. D’où l’importance des discussions de l’Axe 2 pour pouvoir partir de l’hypothèse suggérée que l’on pourrait identifier et typifier différentes offres associatives dans lesquelles s’investir - ne serait-ce qu’au sein même de la communauté LGBTI : parler comme le faisait Max Weber [5] de processus de « communalisation » et de « sociation » et non pas de notions duelles et seulement en relation d’exclusion l’une à l’autre (« communauté vs société ») ou parlait comme indiqué ici en terme d’éthique du concret et de l’ordinaire (care) en tension avec les éthiques de l’abstrait (justice)

c’est se donner la possibilité d’analyser les tensions qui peuvent surgir au coeur du mouvement LGBTI entre des associations qui se spécialisent sur un registre juridique abstrait de revendications pour l’égalité des droits contre d’autres davantage dans un registre anthropologique et concret du souci de soi, des autres, dans l’attention à la diversité afin - paradoxalement à première vue - d’élargir les critères d’un accord sur la définition de la commune humanité [6]

Le débat sur la légitimité encore à conquérir des revendications bi trans-intersexes, face aux revendications considérées comme mieux reconnues institutionnellement des gays et lesbiennes ; nous semble au coeur de cette problématique d’une tension dans l’élargissement du cercle des oppressions reconnues comme illégitimes et de la reconnaissance du pluralisme moral des formes d’engagements dans les revendications de la société civile.

Axe 4 : Une anthropologie de la différence culturelle est-elle encore possible ? Vers une sociologie relationnelle des formes de coopération et de réciprocité dans l’action

Avec pour intérêt l’art visuel (cinéma, photographie, sculpture...), le spectacle vivant, et comme reflexions thématiques en cours, le rapport au corps, la pratique des rencontres sur internet, l’analyse des « bonnes raisons » pour les « hétéros » de fréquenter le « milieu homo » ; peut-on envisager une ou des spécificités LGBTI dans ces différents phénomènes de sociétés ? Au contraire faut-il abandonner définitivement toute recherche d’attributs spécifiques à des groupes particuliers et prôner un relativisme total ?

Si nous partageons avec Joel Candau [7], le diagnostic sur les ravages qui ont pu être commis et qui le sont encore, au nom d’une « croyance » érronée en des « entités substantielles, figées dans leur essence » (jusqu’au plus haut degrès du vice, celui de justifier des génocides), nous pensons que les travaux présentés plus haut sur la « communauté » permettent de lutter contre les dérives interpretatives qui pourraient valoriser des « politiques identitaires » et des pratiques institutionnelles humiliantes. Ces approches, justement parce qu’elles traitent de front la question éthique, réinvestissent et assument une certaine vision de la communauté, mais aux prix de savants « jeux de langage » et déplacements déjà indiqués (i.e. de la communauté à la communalisation comme forme de sociation empruntant aux registres éthiques du care, de l’attention au particulier et à l’inscription dans le proche...)

mais est-ce alors le fait d’une époque celle de la perte d’influence des marqueurs d’identification d’un "nous" (We-identity) solubles dans "l’individu" (I - identity) contemporain triomphant ? La seule chose encore partagée par ce "nous LGBTI" est-elle le statut de minorité et ses conséquences sur le plan de la construction psychique et sociale ?

Redéployer l’analyse du « faire société » dans une perspective de sociologie relationnelle attentive aux différentes manières de fonder une action conjointe (le « faire ensemble ») et plus largement à la logique de la réciprocité [8], semble ouvrir une perspective compatible avec l’objectif de réemployer le registre anthropologique poussiéreux, des « communautés et valeurs morales », avec toute la prudence nécessaire et acquise, du siècle de déconstruction des théories évolutionnistes, raciales, eugénistes et essentialistes, que nous venons de quitter ; et ce pour les réinvestir au XXIème siècle, et réévaluer leur pertinence aux regards des travaux contemporains sur les diverses modalités que prennent les formes de liens sociaux.

Julien TARDIF

Doctorant en sociologie Université de Nice Sophia-Antipolis

Laboratoire d’Anthropologie et de Sociologie Mémoire Identité Cognition sociale (LASMIC)

CV scientifique

Si vous êtes intéressé par ces activités ou souhaitez plus de renseignements, contacter :

Mail du pole SHS-L orientation recherche

N.B. J’exprime toute ma reconnaissance à Patricia Paperman et Bernard Conein qui de part nos nombreux échanges m’ont permis d’etoffer cette sensibilité théorique en direction de la réhabilitation de la dimension morale en sociologie et plus particulierement de penser une "éthique et une politique de l’ordinaire". Et me permettre ainsi un déplacement de leurs préoccupations de recherche vers la question des minorités sexuelles et du "trouble dans genre" pour reprendre l’expression consacrée de Judith Butler.

Pour citer cet article

Julien TARDIF, "PROGRAMME DE RECHERCHE - COMMUNAUTE ET COOPERATION - Peut-on penser la notion de "communauté", les revendications des groupes minorisés et leurs portées morales, dans une anthropologie du partage et des formes coopératives d’échanges matériels et symboliques ?", créé le 07/10/2007, http://polychromes.fr/spip.php ?article3.

Notes

[1] « Pourquoi centrer la réflexion éthique sur la question des principes, de la justification [justice et registre juridique] ? Pourquoi serait-elle normative plutôt que descriptive ? Pourquoi se conformerait-elle au paradigme législatif plutôt, par exemple, qu’anthropologique ou sociologique ? Les éthiques pratiques du care [de l’anglais soin sollicitude, souci des autres] partent, au contraire, de nos problèmes moraux et voient comment nous nous en sortons, non pas pour abstraire à partir de ces solutions particulières (ce qui serait retomber dans la pulsion de généralité) mais pour percevoir la valeur même du (dans le) particulier »

Patricia PAPERMAN P., Sandra LAUGIER, Le souci des autres - éthique et politique du care EHESS, Collection Raisons Pratiques, 2006

« Les analyses rassemblées dans ce volume partent, non d’une évidence partagée de l’ordinaire, mais d’une difficulté à penser l’ordinaire. Elles proposent, dans une démarche exploratoire, de clarifier l’idée d’ une « politique de l’ordinaire », et de confronter à cet effet des points de vue issus de plusieurs disciplines : philosophie, science politique, sociologie, anthropologie. Ce travail collectif rejoint des préoccupations récemment apparues pour le commun comme concept des sciences sociales. Sur le plan politique, la revendication de l’ordinaire et du commun permet de considérer autrement les problèmes de la démocratie, de la communauté, de l’égalité, et d’examiner à nouveaux frais les termes du débat qui opposent, depuis longtemps, libertariens et communautariens. Sur le plan éthique, l’examen attentif des pratiques sociales communes, de nos conversations et gestes ordinaires, de l’ordre des interactions publiques ou privées, permet de réorienter le questionnement moral »

Claude GAUTIER, Sandra LAUGIER, L’ordinaire et le politique, PUF, 2006.

[2] Je renvoie ici aux travaux du MAUSS Mouvement anti-utilitariste dans les sciences sociales fondé autour d’Alain Caillé en 1981, site : http://www.revuedumauss.com.fr/

« Il n’est de progrès décisifs concevables de la théorie de l’action individuelle ou collective que ceux qui passeront par une prise en compte, au rang des buts de l’acteur social, non seulement de ses finalités utilitaires mais aussi de ses fins éthiques et identitaires. Autrement dit, par une théorie de la reconnaissance ».

Christian Lazzeri et Alain Caillé « La Reconnaissance aujourd’hui, Enjeux théoriques, éthiques et politiques du concept », in Revue du MAUSS, De la reconnaissance, Don, identité et estime de soi, n°23, édition la découverte, 2002

[3] sur les emprunts à la sociologie de la domination par Becker : « La comparaison des réformateurs de la morale avec les croisés est pertinente, car le réformateur typique croit avoir une mission sacrée. Nombre de croisades morales ont une coloration humanitaire marquée. Il est persuadé qu’il est bon pour eux de "bien" se conduire. Comme l’écrit Joseph Gusfield "On reconnaît dans ce type de réformisme moral le mode d’approche d’une classe dominante vis-à-vis de ceux qui occupent une position moins favorisée dans la structure économique et sociale" ("Social structure and moral reform : a study of Woman’s Christian Temperance Union", American Journal of Sociology, 1955) ». in Howard BECKER Outsiders, Etude de sociologie de la déviance ; Ed. Métailié, traduit de l’américain en 1985 par J. P. Briand et J. M. Chapoulie, 244 pages, (1ère édition 1963).

autre ouvrage cité : Erving Goffman, Stigmate, Les usages sociaux des handicaps, les éditions de minuit, collection Sens Commun, édition originale, Prentice-Hall 1963

[4] « Ce qui importe [dans les processus de catégorisation des personnes vs celle des objets] est moins que les personnes reçoivent des désignations multiples (catholique/médecin/Finlandais...) que le fait qu’elles interagissent, qu’elles expriment des émotions et des intentions. Une personne suscite des attentes différentes de celles que l’on a vis-à-vis d’objets. D’une personne, on attend qu’elle soit réactive à ce que fait l’autre, qu’elle soit un agent, qu’elle ait des sentiments, qu’elle regarde, qu’elle communique... Ensuite, une personne est sensible à la co-orientation et à l’attention sociale. L’absence d’attention la rend socialement invisible ».

in Bernard CONEIN, Les sens sociaux Trois essais de sociologie cognitive, Economica 2005

Sur le « looping effect » :

Ian HACKING, Entre science et réalité - la construction sociale de quoi ?, La Découverte, 2001

Ian HACKING "the looping effects oh human Kinds", causal cognition a multidisciplinary debate, edited by D.Sperber, D.Premack, A.J.Premack Clarendon press, oxford, 1995.

Pour une approche de l’invisibilisation des minorités comme réification c’est à dire oubli de l’importance de la dimension morale de l’attention portée vers les personnes humaines et de l’importance d’une « politique de la reconnaissance » cf les travaux d’Axel Honneth

Axel HONNETH, la réification petit traité de théorie politique, Gallimard, février 2007

[5] Max WEBER Économie et Société , dans le chapitre consacré aux "relations communautaires ethniques", Plon trad fr 1971. édition originale 1922

[6] « Elle trouve alors sa vérité dans les situations limites où le plus extérieur, le plus étranger comme tel doit être admis au partage de l’espace public. Ce qui revient à dire que la communauté éprouve alors sa capacité de représenter le commun dans l’inclusion de la plus grande diversité »

in Etienne BALIBAR, « une citoyenneté sans communauté », in Balibar Nous citoyens d’europe ? Les frontières, l’Etat, le peuple, la découverte, 2001

[7] « Au fond, il me plaît de penser que mon devenir identitaire, s’il faut à tout prix conserver ce terme, est ouvert à tout le champ des possibles, au gré de mes rencontres et de mes voyages. Si les arbres ont des racines, aime à rappeler George Steiner les hommes ont des jambes [...]. Tâchons d’oublier un peu les " souches" et les "racines" ! Affranchissons-nous des idéologies rhizomatiques, évitons d’emprisonner les individus dans des cages identitaires »

in Joël CANDAU, « Funestes obsessions communautaires », in Le Monde, Samedi, 21 octobre 2000

ouvrage cité : George Steiner & Antoine Spire, Barbarie de l’ignorance (entretiens sur France Culture), 1998

[8] Cette orientation trouve ses origines dans la distinction opérée par Georg Simmel entre « forme » et « contenu », et son plaidoyer pour une « sociologie formelle » (i.e. « relationelle », de « l’action réciproque »). Contrairement à la tradition Durkheimienne ce n’est plus le « collectif » qui « détermine » l’individu mais la nature de la « relation » qu’il noue avec les autres

Sur l’importance de la reciprocité dans l’action comme problème sociologique : « Si l’on veut qu’il y ait une science dont l’objet soit la société, elle ne voudra pas étudier autre chose que ces actions réciproques, les modes et les formes de la sociation »

in Georg Simmel (1992), « Problème de la sociologie », Sociologie, Paris, PUF, p 40-79.


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