POLYCHROMES

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LIVRES | Un article d’Olivier Delorme sur les éditions H&O

samedi 28 mars 2009, par Olivier Delorme

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Pour ses ami-e-s de Polychromes, Olivier Delorme, historien et romancier, a écrit spécialement cet article sur les éditions H&O ! La liberté est rare et ce genre d’éditeur est rare également, je vous laisse découvrir ce témoignage passionnant ! jlg

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Suspicions, récriminations, à propos de la mise en place ou de la promotion de son livre, du calcul ou du versement de ses droits, l’auteur est rarement satisfait de son éditeur et le conflit entre les deux est un grand classique, aussi ancien que l’édition elle-même. Et pourtant… je suis, depuis sept ans, un auteur heureux chez H&O. La rencontre s’est faite autour de mon deuxième roman, Le Plongeon. Après la parution chez un éditeur parisien des Ombres du levant, j’étais parti deux années sur le volcan de l’Égée où j’écris comme je n’écris nulle part ailleurs.

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Frédéric, qui partage ma vie depuis vingt-cinq ans, m’avait offert ces deux années-là, pour savoir si ce que je lui disais de mon désir de vivre en Grèce était plus qu’un fantasme de Parisien frustré et si, après un premier roman dans lequel j’avais beaucoup utilisé ma vie, fût-ce en la transposant sous d’autres cieux et en d’autres temps, j’étais l’homme de ce seul livre, ou bien si notre vie devait se réorganiser tout entière autour de l’écriture.

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De ces deux ans, je suis revenu avec deux romans. Mais il était hors de question qu’ils sortent chez mon premier éditeur (voir le premier paragraphe et… mon prochain petit polar sur le monde de l’édition, Comment je n’ai pas eu le Goncourt, qu’H&O m’a commandé pour le dixième anniversaire de la maison : après ça, on dira que je ne suis pas un bon commercial !). Et les éditeurs « généralistes », en France, se caractérisent, à un point difficilement imaginable, par leur absence de curiosité et d’audace, par leur conformisme et leur pusillanimité dès que, dans un manuscrit, des personnages gay sont autre chose que des utilités. Rappelons qu’ils sont ainsi passés à côté des Chroniques de San Francisco, publiées au Passage du Marais, et qu’ils en sont restés, pour l’essentiel, à des académiciens pionniers il y a trente ans, aux introspections bon chic bon genre sur la difficulté d’être un pédé de salon ou bien, à la suite de l’authentique chef-d’œuvre que fut À l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie de Guibert, aux nanars exploitant le filon du sida – fût-ce à travers l’excitante thématique du bareback et de personnages inexistants mais à clé, ce qui n’est pas moins excitant pour la Nomenklatura de cinq ou six arrondissements parisiens –, toutes variantes usées jusqu’à la corde de l’increvable poncif (chrétien) de la malédiction.

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Pour moi, il était également hors de question de proposer mon Plongeon au Rayon gay de Guillaume Dustan. Fausse provocation de vrai grand bourgeois, ce rayon-là a fait aux romanciers qui veulent parler d’homosexualité un mal que nous n’avons pas fini de payer. Livres bâclés, non écrits ou mal écrits, non construits ou mal bâtis, réduisant les pédés à leur bite et à leur cul, à la relation obsessionnelle de sexualités limite, ce Rayon-là n’a fait, sous prétexte de choquer, qu’enfermer l’homosexualité dans un ghetto de plus et justifier aux yeux de ceux qui n’attendaient que cela, l’idée que toute littérature parlant d’homosexualité est une non-littérature, qui ne peut intéresser d’autres lecteurs que les homosexuels : les pédés parlent aux pédés ; qu’ils baisent et se lisent entre eux mais surtout qu’ils nous foutent la paix ! Or, mon projet littéraire était, et est encore, à l’exact opposé de cela. Mon projet littéraire, c’est de raconter des histoires qui peuvent captiver, émouvoir, faire sourire – et éventuellement réfléchir – tous les lecteurs d’au-delà du Marais, des pédés, des bis ou des hétéros, et même des ménagères de cinquante ans ; des histoires dont les héros sont pédés, vivent en pédés d’aujourd’hui sans se résumer à leur identité sexuelle ; des romans qui ne soient pas une énième auto-scrutation de nombril mais qui scrutent la société telle qu’elle est – la corruption politique ou le retour des cul-bénits, par exemple –, qui partent du particulier pour tenter de parler d’universel, où l’on entende la rumeur du monde et où souffle le vent du large ; des romans où l’homosexualité se vive comme une chance et pas comme une punition, dans le combat pour un libertinage solaire et pas dans la glauque obsession du sexe triste, du malheur et de la mort.

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C’est sur ce projet-là que la rencontre s’est faite avec H&O. En découvrant le site Internet de cet éditeur, qui avait alors moins de quatre années d’existence, il m’avait semblé que nous avions la même idée de ce que pourrait être une véritable littérature parlant d’homosexualité et s’adressant à tous. Ce fut le sens de la lettre qui accompagna mon manuscrit. Lorsque la réponse arriva, je constatai que je ne m’étais pas trompé. Mais je constatai aussi qu’Henri et Olivier, le H et le O, étaient de véritables éditeurs. Car leur lettre contenait un certain nombre de remarques sur mon manuscrit qui pointaient de vrais défauts – des défauts que je pressentais sans parvenir à les identifier. On finit par être dans une trop grande intimité avec son propre texte : la relation entre un éditeur qui sait lire et un auteur qui essaye d’entendre est toujours riche. Dans notre cas, elle l’a été dès ce premier contact, et n’a cessé de l’être. Je me remis donc au travail et nous nous rencontrâmes pour la première fois au salon du livre de Paris, en 2002 : Henri et Olivier habitaient alors Montpellier, Béziers aujourd’hui. Dîner chez nous, discussion manuscrit et stylo en main, pertinence de leur regard, amour partagé de la littérature et de l’objet livre (avant de créer H&O avec Olivier, Henri a édité des « livres objets ») : ce soir-là, s’est nouée autre chose qu’une relation auteur-éditeur, une véritable amitié entre nous quatre. Elle s’est nouée aussi sur des convictions partagées – le rôle criminel des religions monothéistes dans l’histoire, dans le monde d’aujourd’hui, leur caractère intrinsèquement pervers et fondateur de l’homophobie –, autant que sur le fait qu’Henri et Olivier aient salivé à mon évocation dans Le Plongeon de cette merveille de la cuisine grecque qu’est le galaktobourèko. Hédonisme… Il est possible qu’un jour, pour des raisons qui ne tiennent ni à leur volonté ni à mon désir, mais à la « nécessité » à certains moments d’une vie d’écrivain d’aller voir si l’herbe ne serait pas plus verte ailleurs, je cherche à publier un de mes prochains romans chez un éditeur disposant d’un réseau médiatique et commercial plus important qu’H&O, mais je sais que nulle part je ne retrouverai la qualité, l’intimité de relation personnelle qui ont permis à mon travail personnel de se développer depuis sept ans. Il est bien sûr capital pour cet être fondamentalement incertain de lui qu’est un écrivain de pouvoir compter sur un éditeur qui l’accompagne, qui croit en lui et le soutient. Je l’ai pleinement éprouvé après qu’Henri et Olivier ont publié Le Château du silence, qu’eux et moi nous continuons à considérer comme mon meilleur roman, même s’il est, de mes livres, celui qui s’est le moins vendu. Mais, en ce qui me concerne, leur rôle ne s’est pas arrêté là.

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En 2003, ils m’ont commandé une nouvelle pour un recueil collectif (« Le Tokay sonne toujours deux fois » in, Le Premier Festin), ce qui, pour moi qui ai du mal à faire court, m’a obligé à travailler la concision – mais j’y ai pris du plaisir, tant que j’ai ensuite récidivé pour des recueils publiés aux Belles Lettres (« Les enfants de février » in, Tatouages, une histoire et des histoires ; « Swing à l’Hôtel des Roses » in, Fantômes du jazz). L’idée de jouer avec une littérature de genre, d’où sont issus La Quatrième Révélation et L’Or d’Alexandre, est née de nos discussions autour d’un de mes coqs au vin ou d’un des légendaires cassoulets d’Olivier. Ce sont Henri et Olivier, encore, qui m’ont incité à écrire un roman érotique, idée qui m’a d’abord semblé incongrue puis qui a fait son chemin et, une fois la décision prise de me jeter à l’eau1, en tentant de conjuguer humour et érotisme, m’a conduit à expérimenter une écriture plus rapide, efficace, moderne que celle vers laquelle je suis naturellement porté, une écriture qui a fait évoluer celle de mes romans « sérieux ». Ils me poussent depuis plusieurs années déjà à tenter l’aventure d’un vrai roman historique sur cette Grèce antique avec laquelle je ne cesse de dialoguer depuis trente-cinq ans… Ils ne se sont donc pas contentés d’accompagner, ils ont stimulé, provoqué ; ils ont influencé, infléchi mon travail.

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Quoi que nous réserve l’avenir, Henri et Olivier auront donc été capitaux dans mon itinéraire d’écrivain. Mais ils ne l’ont pas été que pour moi. Que des romanciers reconnus de la valeur de Jean-Paul Tapie ou Éric Jourdan, des créateurs aussi originaux que Paul Vecchiali ou Rémi Karnauch, des jeunes talents engagés dans un projet aussi ambitieux que celui de Philippe Gimet entretiennent dans la durée une relation de fidélité à cet éditeur, en dit long sur la confiance qu’Henri et Olivier ont su tisser avec nombre de leurs auteurs.

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Et puis alors que, ces dernières années, tant de maisons d’édition gay ou lesbienne sont nées pour mourir après quelques titres, H&O va bientôt fêter ses dix ans. Son catalogue n’a cessé de se diversifier au fil des ans pour former un véritable fonds. Dès l’origine, la littérature en a constitué le cœur, mêlant des romans aussi singuliers et gonflés que Voyage à Muxandor de Christian Le Gall ou Un panda dans l’escalier de Christophe Austruy, à l’univers proche du fantastique, inquiétant, du Je dis tue à tous ceux que j’aime d’Olivier Sillig, à la légèreté du Garçon à la mode d’Olivier Cechman ou du C’est toujours moins grave qu’une jambe cassée d’Emmanuel Ménard, aux atmosphères subtiles que sait, comme personne, créer Christian-Yves Lhostis, lui aussi un des auteurs piliers de la maison.

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Henri et Olivier prennent en permanence des risques, celui de permettre au public de découvrir un nouveau talent pour lequel ils ont eu un coup de cœur – même s’ils savent que ce public risque d’être bien plus étroit que celui qui serait nécessaire pour rentabiliser le bouquin –, ou celui de la superproduction d’un Dolko – le premier péplum gay. Depuis sept ans que je les connais, je les vois jongler ainsi, publier des érotiques qui dégagent du cash afin de financer des projets qu’ils savent éminemment aléatoires mais dont ils considèrent que c’est leur honneur – et leur plaisir – d’éditeur de s’y lancer.

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En 2005, ils ont ainsi créé une collection de poche destinée à rendre de nouveau disponibles des classiques de la « littérature gay » que, par paresse intellectuelle ou passion de la rentabilité, les éditeurs généralistes ont laissé tomber en quenouille. Une de mes fiertés est de leur avoir proposé alors le superbe Parce que c’était lui de Roger Stéphane, qui porte le n° 1 de cette collection et que j’ai pu préfacer en rendant hommage à ce précurseur. Mais cette collection a permis en quatre ans de lire aussi, avec des préfaces toutes originales et toutes d’une grande richesse, les poèmes érotiques de Verlaine (Hombres) pour la première fois réunis dans leur intégralité, deux livres de Jean-Louis Bory, ce personnage dont la sortie du placard fut, pour beaucoup dans ma génération, un exemple et un encouragement, ou bien encore les premiers titres d’un immense chantier éditorial qu’est la republication de l’œuvre, majeure, d’Yves Navarre (dont Henri est un fou), notamment Le Jardin d’acclimatation qui devrait ressortir bientôt – premier Goncourt (1980) publié par H&O, en attendant ceux que ne manqueront pas de décrocher les auteurs maison dans la prochaine décennie !

C’est aussi grâce à cette collection qu’on peut encore lire en français le classique sur la déportation homosexuelle – Les Hommes au triangle rose de Heinz Heger. Car H&O n’est pas seulement un éditeur de littérature, c’est aussi un éditeur d’essais et d’études, de sociologie et d’histoire. Lorsque parut le dernier tome de l’Histoire des Sodomites du Moyen-Âge aux Lumières, de Didier Godard (L’Amour philosophique), Le Monde des livres, sous la plume de Philippe-Jean Catinchi, consacra une page entière à cette entreprise qui a jeté les bases indispensables à une histoire de l’homosexualité en France que l’Université française, tellement en retard sur les Anglo-Saxons, a toujours autant de mal à considérer comme un sujet d’étude légitime.

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Homosexualité et suicide (Éric Verdier et Jean-Marie Firdion) a fait date dans l’évaluation et le début de prise en compte du fait que, chez les 15-24 ans, les homo et bisexuels sont massivement plus exposés que les hétéros au risque de suicide – du fait de l’homophobie qui reste le bain culturel dominant, non de leurs tares psychologiques naguère supposées par un candidat à la présidence de la République. Mais Les Cowboys de la nuit de Michel Dorais sur la prostitution masculine, l’Histoire des transexuels en France de Maxime Foerster, L’Ado, la folle et le pervers de Jean-Marie Filaire sur la place de l’homosexualité au cinéma, L’Épreuve de la masculinité de Simon Louis Lajeunesse sur le monde du sport ou les Entretiens sur la question gay avec Sartre, Michel Foucault, Jean-Paul Aron, Michael Pollak ou Daniel Defert, réalisés par Jean Le Bitoux pour l’irremplacé Gai Pied sont tous devenus des ouvrages de référence. Sans parler du collectif et salutaire Pour en finir avec Christine Boutin qui décortique les ressorts de l’homophobie bon chic bon genre dont la Madone monta, bible en main, pourfendre le diabolique Pacs à la tribune de l’Assemblée nationale de la République française… et laïque.

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Reste un dernier domaine de l’activité d’H&O, celui qui m’est le moins familier, mais qui n’est pas le moins novateur. Hors les classiques dont Tom of Finland est le plus universellement connu, la bédé pédé était en effet quasi inexistante dans notre beau pays jusqu’à ce qu’Henri et Olivier, il y a quelques années, se mettent à fouiner, à découvrir, à défricher : la révélation en Europe du dessinateur canadien Patrick Fillon et de ses super-héros aura été un choc graphico-érotique pour beaucoup ; la première traduction dans une langue occidentale des mangas SM de Gengoro Tagamé était attendue depuis des années par de nombreux inconditionnels européens ou américains qui n’y avaient jusque-là accès qu’en japonais ; la publication de Porky ou du Pornomikon de Logan, d’Angelface de Benoît Prévot, de bien d’autres encore, a permis à de jeunes dessinateurs pleins de talent mais sans possibilité de publier leur travail, de rencontrer enfin leur public.

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Bref, on aura compris que si Henri et Olivier sont mes éditeurs, s’ils sont devenus des amis, j’estime aussi infiniment le travail qu’ils ont accompli depuis dix ans. Non que j’apprécie également tous les livres ou tous les auteurs qu’ils ont publiés – qui pourrait prétendre qu’il aime toute la production de Gallimard ou de Fayard et cela a-t-il un sens quelconque ? Ce que j’estime, c’est le chemin parcouru et l’obstination qu’il a fallu pour le parcourir, la diversité des livres et des approches, l’éclectique cohérence de l’entreprise qui, en dix ans, a abouti à la constitution d’un fonds unique en France, et peut-être bien en Europe, qui a permis à des romanciers, des sociologues, des historiens, des dessinateurs, des photographes aussi (Jean-Louis Garac en parle plus longuement dans son article, mais je tiens cependant à souligner, là encore, la révélation en France, par H&O, d’un artiste parfaitement original, Aaron Cobbett, créateur du « nu habillé » qui ne peut pas être étranger au concours de Polychromes) de trouver chez H&O l’espace d’expression et de liberté que leur refusait le conformisme de l’édition « généraliste ».

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J’ajoute d’ailleurs à l’estime ce qu’il faut bien appeler de l’admiration. L’admiration pour ce qu’est le travail de chien d’un petit éditeur, toujours sur le fil, au four et au moulin, ne pouvant bien sûr embaucher le(s) collaborateur(s) qui serai(en)t nécessaire(s) pour travailler dans des conditions normales, toujours à la merci de l’erreur d’un imprimeur, de la négligence d’un transporteur, des carences de ce maillon fondamental de la chaîne du livre qu’est le diffuseur-distributeur dont les équipes de commerciaux assurent la mise en place des livres chez les libraires.

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L’admiration pour le travail de chien d’un petit éditeur gay qui se trouve encore trop souvent confronté à l’homophobie ordinaire de certains libraires qui n’ont pas de public pour « ça », à celle plus rampante qui fait placer un Stéphane, un Verlaine, un Navarre… ou un Delorme dans le coin à moitié caché des livres de cul simplement parce qu’il porte le logo d’H&O. Un petit éditeur gay qui se heurte à l’incroyable manque de curiosité des médias hétéronormés de ce pays, lesquels ont encore bien du mal à considérer qu’un livre de pédé pas même américain, édité par des pédés, ne parlant même pas de sida, pourrait intéresser quelqu’un d’autre qu’un pédé. Non que ces médias soient plus homophobes que le reste de la société française – ils sont juste aussi conformistes et prisonniers des solidarités de caste que le reste de ses « élites » et préfèrent publier cinquante papiers identiques sur les produits formatés, si souvent sans intérêt, que sortent à la chaîne les « grands » éditeurs, plutôt que de perdre leur temps à fouiner, à prendre le risque de découvrir. Quant aux médias pédés… il serait franchement chimérique d’imaginer qu’ils puissent s’intéresser à des livres qui n’ont été ni écrits ni publiés dans le Marais ! par des auteurs et des éditeurs, provinciaux, vous ne vous rendez pas compte !! et qui ne s’habillent même pas comme dans Têtu !!!

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Admiration, enfin, pour le perfectionnisme d’Henri qui, comme moi, est extraordinairement sensible à la qualité matérielle d’un livre : le papier, les caractères, la mise en page, la chasse aux coquilles, la couverture et le texte dit de « quatrième de couverture » (celui du dos) que nous nous renvoyons dix, quinze fois, avant qu’il nous convienne à tous les deux. Il faut l’avoir vu travailler sur une couverture, pester ou jouir du résultat auquel il parvient ou ne parvient pas, il faut l’avoir vu physiquement malade en découvrant un défaut infime de fabrication dont personne, à part lui, ne se rendra compte, pour comprendre combien ce type, combien lui et Olivier ont, chevillée à l’âme, la passion du travail bien fait.

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site d’Olivier Delorme : (http://www.olivier-delorme.com) et un blog (http://www.olivier-delorme.com/odblog

et site d’H&O : http://www.ho-editions.com

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